
Oubliez tout ce que vous aviez prévu d’aller voir, que ce soit une comédie débile sur les zombies (Zombieland), un déluge 3D d’images en HD (Avatar) ou un duel de vampires (Twilight) et préparez-vous à contempler l’Humanité dans son désarroi le plus probable. Préparez-vous à aller voir La Route.
La Route, c’est à l’origine un roman de Cormac McCarthy, je n’ai pas encore eu le temps de le lire mais j’avoue être un grand fan de l’auteur depuis que j’ai lu (puis vu) No Country For Old Men.
L’histoire : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L’humanité est retournée à la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des
rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

Mon avis : Que l’on contemple les décors désertiques à l’image désaturée ou que l’on se lie à ce duo père/fils, on ne ressort pas indemne de la salle. Cette route, ce voyage, qu’entreprennent Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPheequi au cours de deux heures de périple nous pousseront face au doute et à l’effroi dans un présent post-apocalyptique. Plus rien ne subsiste à la surface de la terre et les seuls personnes que l’on croise ont toutes un seul but : survivre à tout prix. Qu’ils soient en bandes ou seuls, les quelques humains que croiseront les « héros » sont tous brisés et transformés en bêtes sauvages : cannibales et immoraux, il n’y a plus de lois dans ce monde.

La Route, c’est l’histoire d’un père qui vit pour son fils, qui le prépare à un monde instable et sans lendemain. Une histoire d’amour et de rage qui ne trouvera qu’une fin désespérement positive, et encore, je suis gentil.
Foncez le voir. Moi, je vais de ce pas acheter le bouquin et rejouer à Fallout 3…

1 comment
Flavien says:
déc 6, 2009
Ouep, c’est ce que je me suis dit en voyant les deux premières images : « tiens on dirait Fallout ».
Bon bah, va falloir que j’aille voir ça. C’est bizarre j’en ai pas encore entendu parler ici.
Je me sens honteux d’être allé voir twilight et être passé à coté de ça.