Vous avez sûrement déjà tous vu le film American Gangster sorti il y a déjà quelques années. Et bien pas moi. Je n’en ai pas encore eu l’occasion et par hasard, j’avais acheté le livre il y a quelques mois. J’en ai donc profité pour attaquer par le roman avant de me commander le Bluray (ou le DVD) pour quelques euros.

Pour ceux qui ont vu le film (ou non), qui sont intéressés par une replongée dans l’univers d’American Gangster, voici un rappel des faits : l’action se déroule dans les années 70 à New York. Alors que les États-Unis sont plongés dans la guerre du Vietnam, que les rues deviennent de moins en moins sûres, un noir américain, Frank Lucas, va petit à petit devenir le roi de la drogue, devenant plus puissant que la mafia italienne. A sa poursuite se lance Ritchie Roberts, un des derniers flics honorables de la ville.

Ca y’est ? Les souvenirs vous reviennent ? J’ai aperçu Denzel Washington et Russel Crowe sur l’affiche. J’imagine que le film est une tuerie. J’espère qu’il rend hommage en bouquin en tout cas, car QUEL BOUQUIN !

Je n’ai jamais lu un polar aussi facilement, le style de Max Allan Collins ne sort pas de l’ordinaire mais tout est tellement raconté de façon claire et limpide que j’appelle ça du talent pur. Et pourtant ce n’est pas le scénario le plus simple que j’ai lu : des dizaines de personnages qui se croisent, des lieux divers et variés (Harlem, le Vietnam, etc.) et une course poursuite qui en dit long sur ces deux hommes. Le roman est sombre, très sombre. Ça ne rigole pas dans les bas fonds de la ville, surtout lorsqu’on parle de drogue et d’argent.

Le pire, c’est qu’on devient compréhensif autant vis à vis de Frank Lucas, l’enfant né dans le sud campagnard des États-Unis, devenu plus puissant que les mafiosos de New York, que de Ritchie Roberts, flic incorruptible détesté par tous ces collègues. Car il faut savoir que la police, dans les années 70, n’hésitait pas à prendre sa part sur le trafic de drogue. On découvre donc ces deux hommes, leur passé qui les a mené là où ils sont et leurs sentiments. Chacun faisant ce qu’il fait avec le fond de son cœur.

Le final est renversant et montre bien que Frank et Ritchie ne sont que deux hommes, deux vrais, à qui la vie n’a pas fait de cadeaux.

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