Pour ceux qui en doutaient, il existe encore quelques chaînes télé qui prennent le temps de nous instruire et de nous faire découvrir des choses. Je ne parle pas de TF1 ou autres NRJ 12, je parle de chaines comme France 5.
En tombant par hasard sur une bande-annonce, j’ai enregistré la première partie de leur reportage « Sur la route du Blues ». Je me le suis regardé hier soir et j’ai passé 52 minutes de pur bonheur, les États-Unis comme si j’y étais.
Certes, il est impossible de faire le tour du blues en 52 minutes mais la démarche entreprise par le reporter est intéressante : il a décidé de prendre les routes (highways) 55 et 61 pour faire le chemin inverse des Noirs Américains des années 40/60 : de Chicago à la Nouvelle-Orléans, il s’arrête dans les villes qui ont vu naître et mûrir ce courant musical chanté par les esclaves noirs dans les champs de coton.
Accompagné de Ladell Mc Lin, un bluesman contemporain, il profite donc de cette ville de départ, Chicago, pour nous introduire à la mère de la musique, notamment du rock et du rap : le blues.
On découvre des lieux et des humains empreints de souvenirs qui se remémorent l’âge d’or du blues. Car aujourd’hui, les plus grands sont décédés (Muddy Waters, Willie Dixon, Buddy Guy entre autres). Chicago, St. Louis et Memphis pour terminer cette première partie. On s’attarde même sur le studio Sun Records dans lequel Elvis Presley et Johnny Cash ont débuté leurs carrières. Le plus génial, ce sont bien sûr les moments où Ladell Mc Lin improvise ou rejoue un morceau avec une musicien du coin, et surtout ce moment magique où son frère explique comment il a appris son premier rythme de batterie à 5 ans en tapant sur une chaise, en écoutant James Brown à la radio.
Le blues est plus qu’une musique qu’on écoute. C’est une musique qui parle d’histoires réellement vécues et surtout éprouvées, une musique qui évoque la souffrance mais aussi l’amour ou la joie. Une musique qui a permis à des gens de tenir bon et de rester sur cette Terre. Une musique qui ne peut pas se décrire mais qui se découvre, tantôt triste et émouvante, tantôt rapide et entraînante, toujours jouée avec passion.
La deuxième partie du reportage qui nous emmènera de Memphis à la Nouvelle-Orléans sera diffusée le 5 juin prochain…


