Ce n’est pas la première fois que je part à la recherche d’un livre quasiment introuvable. La première fois que je m’étais lancé dans une telle quête, c’était pour trouver un exemplaire à prix « acceptable » des Culbuteurs de l’enfer (également appelé Route 666) de Roger Zelazny. Considéré comme le roman qui avait inspiré quelques films post-apocalyptiques comme que Mad Max 2 ou New York 1997, c’était pour moi une lecture obligatoire à réaliser. Ma motivation à l’époque était simple : trouver une version de 1974 ou 1979 en bon état et à un prix acceptable, j’avais trouvé mon bonheur sur Ebay.

Seulement cette fois-ci, c’est un autre scénario qui s’est présenté à moi. Ayant découvert Philip K. Dick en début d’année et étant complètement fasciné par le personnage et son influence sur la science-fiction et le cinéma, j’ai découvert qu’un recueil de nouvelles avait été édité en deux tomes une première fois il y a une dizaine d’année, puis après une rupture de stock, une deuxième fois en 2008. Seulement voilà, impossible de commander chez Fnac et autres librairies le tome 1, celui-ci étant en rupture de stock.

Je m’étais presque résigné à attendre une nouvelle édition (alors que le tome 2 est toujours en vente chez Fnac & co) mais je tentais parfois ma chance lorsque je passais devant des librairies, demandant si par hasard, un exemplaire n’était pas caché dans leur stock. Rien de rien.

C’est donc par pur hasard que je me suis rendu dans le Leclerc Multimédia en bas de chez moi, un personnel pas très sympathique à qui j’expliquais une énième fois l’objet de ma recherche. Le vendeur, comme tous les autres, découvrit alors, fasciné, que le tome 1 était impossible à trouver. Il cliqua alors quasiment par hasard sur une icône de gestion de stocks quasiment vide et découvrit qu’une librairie lilloise semblait être la dernière en France (!!!) à posséder le fameux bouquin. Cette dernière se trouvant bien loin de Paris, je pris l’adresse postale sans y croire plus que ça.

Mais une sorte d’espoir était né et une fois arrivé chez moi, j’appelais. Au téléphone, j’expliquais mon histoire au gérant de la boutique qui rigola et n’en crut pas ses oreilles. Après quelques secondes de recherche qui me parurent une éternité, la vérité éclata : il avait dans ses mains le dernier exemplaire du Tome 1 des Nouvelles de Philip K. Dick (1947-1953).

Un envoi de chèque et une semaine d’attente plus tard et me voilà, avec l’objet de mes rêves dans les mains… La morale : ne lâchez jamais rien les amis !

Je crois quand même que je ne vais pas tarder à commander le tome 2 avant qu’il ne soit en rupture de stock à son tour…